mercredi 23 avril 2014

Un refuge de montagne : sanjou no yu

Lors de la dernière marche en montagne effectuée dans le cadre de notre entraînement pour le challenge OXFAM, nous avons marché de la station Okutama au mont Kumotori puis sommes redescendus dans un refuge de montagne avant de revenir vers Okutama le lendemain (marche puis bus).

 

Ce cours article portera sur « sanjou no yu » (三条の湯), où nous avions fait une réservation quelques jours avant de nous y arrêter…

 

L’endroit a tout le confort dont rêve l’homme du 21ième siècle : toilettes (トイレ), avec eau courante bien sûr :

 

Futon (布団) à volonté, où j’ai également réuni de quoi passer une bonne soirée : vin + pistaches et JUMP:

 


Le vin nous aura aidé à créer des liens d’amitié, le temps d’une soirée, avec un groupe de cinq – six vieux Japonais ; l’un avait grimpé le Mont Blanc, l’autre parlait un peu Français suite à une expatriation de deux ans en Algérie ; tous étaient bons vivants et un seul faisait des bruits bizarres en dormant… Mais continuons sur le rêve de l’homme du 21ième siècle :

 

Un repas diversifié : tempura (天ぷら), daim (鹿), chassé par le propriétaire lui-même, poisson, salade et diverses choses dont j’ai oublié le nom :

 

Bain, pour rester propre (お風呂), dont l’eau rend la peau belle d’après le propriétaire :

 

Un poêle, à l’ancienne :

 

Du bois, parce qu’on ne met pas de plutonium dans un poêle…



Du thé à volonté :

 

Des chaises en bois, taillées dans des troncs d’arbres !!

 

Et même un balcon !

 

Extinction des feux à 8hr30, mais beaucoup dorment avant… D’autres lisent… Puis dorment…

 

C’était san jou no yu et nous continuions notre route le lendemain matin après un petit déjeuner, servi entre 5hr30 et 6hr… les paysages s’étaient curieusement blanchis ; la météo ne prévoyait pourtant pas de précipitation : il y a encore, aujourd’hui, des surprises dont on peut profiter !

 



Nous continuions donc notre route, bravant des obstacles inquiétants…

 


Evitant des pièges menaçants…

 

Profitant des derniers paysages enneigés,

 

Avant de revenir vers des forêts à plus basses altitudes,

 

Puis à des paysages plus familiers !!

 


Il me reste à dire que l'endroit est ouvert toute l'année et que le propriétaire est un sage. 

dimanche 20 avril 2014

les meilleurs tsukemen de Tokyo

Ou plutôt devrais-je dire : mes tsukemen favoris ! On ne s’étonnera pas de les voir concentrés près des endroits où je me trouve « naturellement » sur Tokyo mais cela fait-il de mon avis un avis biaisé ? Je ne crois pas. J’ai juste eu la chance d’habiter près des plus grands !
 


Le tsukemen a été découvert au Japon par un jeune ingénieur Français en 2008, lequel m’a transmis son savoir, que j’ai fait fructifié depuis au-delà des espérances les plus folles de mon senpai d’antan ! Nous avons une communauté facebook d’un certain nombre de membres, mais fermée au grand public, lequel n’est pas encore prêt à recevoir des enseignements d’une telle valeur… Il y a peu de domaines où je puisse me vanter, mais quand on parle de tsukemen, point de fausse modestie : je suis un des plus avancés ; on me reconnait et les cuisiniers me demande mon avis.

 

Le tsukemen peut être vu comme une branche du ramen, mais il est en vérité bien plus : c’est un art en soi et beaucoup des meilleurs tsukemen de Tokyo ne proposent en fait pas de ramen au menu. Le ramen est Chinois d’origine, même si c’est le Japon qui l’amène à son apogée ! Le tsukemen est lui complètement nippon. On peut s’en apercevoir par l’invention suivante : une fois les nouilles avalées, on demandera au cuisinier de couper l’épaisse soupe avec un bouillon, de manière à pouvoir la boire, jusqu’au bout ! Le mangeur de ramen, lui, va simplement laisser la soupe qui sera jetée dans l’évier… Quel rapport avec le Japon ? La culture de la nourriture Japonaise veut qu’on mange tout ce qu’on nous présente. Pas de reste !

 

Mais reprenons, mon tout premier tsukemen fut la maison mère de la chaîne mitaseimenjou (三田製麺所) ! C’est toujours un plaisir de revenir dans cet endroit !

 

Points forts : le succulent goût poissonneux de la soupe et son épaisseur !

Points faibles : une soupe qui refroidit un peu trop vite : les nouilles qu’on y trempe sont en effet froides, sauf pour quelques hérétiques qui demandent expressément qu’on les serve chaudes. Je ne vous apprendrai pas le mot clé : j’aurais trop peur de faire passer le lecteur peu attentif du côté obscur… Autrement, la qualité des toppings (viande, œuf, algues, bambous…) laisse un peu à désirer, sauf l’œuf bien sûr. L’œuf du tsukemen, c’est la cerise sur le gâteau !

 



A vrai dire, l’importance de l’œuf est capital ! Je me souviens d’un stagiaire qui en plus de manger lentement, nouille par nouille, a laissé son œuf ; il était mineur alors on ne l’a pas battu, mais on a arrêté de lui parler : le tsukemen, ce n’est pas une plaisanterie.

 

La chaîne TETSU : un bon tsukemen, mature et cohérent.

Point fort : l’équilibre

Point faible : une dissémination trop parcimonieuse des branches, géographiquement parlant (aucune près de chez moi, aucune près de mon lieu de travail…) et un manque d’originalité.

 

Mais TETSU s’est fait racheter le mois dernier, ai-je entendu dire… Un investisseur agressif pourrait ouvrir de nouvelles branches ; espérons juste que le savoir-faire ne cède pas la place à la maudite rentabilité.

 

Le fuuunji (風雲児) : le roi du tsukemen.

Points forts : le goût de cette soupe à nulle autre égale et les nouilles qui s’y marient en parfaite adéquation !! Une petite bière pour parfaire le tout et une bonne nuit sera assurée.

Point faible : un peu trop de queue, sauf le soir en semaine, assez tôt ; de plus, il est difficile de se déplacer une fois le fuuunji ingéré… Il est dit que le fuuunji contient de la drogue mais je n’ai jamais réussi à le faire analyser : il est très difficile de ne pas finir son fuuunji.

 



La chaîne des tsujita (つじ田) : ma cantine en 2010.

Points forts : des nouilles d’une fermeté extrême et d’un goût incroyable ! Une soupe qui refroidit lentement, le petit citron, le poivre… C’est un excellent tsukemen.

Point faible : la soupe est assez grasse et même certains initiés rechignent à la boire jusqu’au bout.

 

L’oborozuki (朧月) : noble et discret.

Points forts : Une soupe qui tout en étant fort différente, égale presque celle du fuuunji au goût, accompagnée de nouilles épaisses et de morceaux de viandes savoureux. 

 



Point faible : L’oborozuki n’a pas de point faible. Cependant, les éditions limitées sont variablement bonnes : le bol curry / tomates avec parmesan à volonté fut une réussite comme on en voit une fois l’an, mais celui au shio n’avait que fort peu de goût…

 

La chaîne de Shono-san : Menya Shono (麺や庄の)GACHIgotsubo et Abura Soba GACHI

Ah, s’il ne fallait en garder qu’un, ce serait le maître Shono ! Shono-san est autodidacte en tsukemen : il a commencé un business près de chez moi en 2003 (menya shono) dont il a amélioré le goût petit à petit avec une régularité de toucan ! Mais le plus incroyable, c’est que son tsukemen n’a rien à envier à son ramen, ce qui est rare, mais il y a mieux !!! En dehors des plats « normaux », un menu spécial change presque une fois par mois : les créations se suivent sans se ressembler et si certaines peuvent être décevantes, la plupart marquent le souvenir avec violence ! Mais je m’arrête là, Shono-san mérite un article à lui tout seul ; nous présenterons donc les différentes branches dans une page ultérieure.

 



Le gonokami (五ノ神) : une recette effroyable !

 

Points forts : une soupe au crevette inimitable, des nouilles comme on en voit peu, tous les toppings d’une qualité recherchée (jusqu’aux menma (pousses de bambous !!)) ; gonokami est une réussite de cette décennie. On pourra choisir le miso ou le tomato ; j’aurais plutôt un faible pour le tomato où on se verra servir également un petit morceau de pain grillé avec du pesto !!

Point faible : Si quand je l’ai découvert, gonokami n’était encore qu’un tout nouveau, il est maintenant parmi les monstres tsukemen et on ne peut y manger sans attendre une bonne heure…

 

gonokami a ouvert récemment une branche près de mon travail que je suis allé goûter ; ce petit frère a du potentiel et je le recommande chaudement !

 

muteppou (無鉄砲) : encore une nouvelle dimension du tsukemen.

 

Points forts : Le goût de cette soupe est unique, inimitable et insondable. La viande grillée n’a pas son pareil ; muteppou est définitivement un colosse du monde des tsukemen ! La maison mère est à Nara, mais une branche se trouve non loin de Tokyo et il concourt au festival du tsukemen qui a lieu une fois par an depuis 2012.

Point faible : un peu loin de Tokyo… Mais muteppou me bluffe à chaque fois : c’est un des seuls tsukemen que j’ai du mal à finir… (Mais c’est parce que je prends le topping de viande… Très difficile de ne pas prendre le topping de viande à muttepou…)



dimanche 13 avril 2014

La Montagne au Japon - yamanobori (山登り)

Je l’ai déjà dit : un des grands avantages du Japon en général, et de Tokyo en particulier, c’est la montagne !

 

Et la montagne, il y en a pour toutes les âges, pour toutes les bourses et pour toutes les saisons !

 

Si vous êtes intéressés, je recommanderais « hiking in Japan » pour les anglophones, et si vous comprenez le Japonais, yamareko (yama pour « montagne » () et reko pour « record ») me semble tout indiqué : c’est une sorte de réseau social des marches en montagne.

 

De mon côté, je ne vais ici donner que deux recommandations : Odake-san (大岳山) et Tanzawa-san (丹沢山) ; j’ai fait la première fin Mars de cette année, et la deuxième l’année dernière, en automne et au printemps. De par mon expérience, ce sont peut-être les meilleurs rapports « altitude / distance de Tokyo »… Plus près il y a bien sur le Takao (高尾山), le Jimba (陣馬山) ou encore le Tsukuba-san (筑波山), mais la moitié du Japon s’y déplace chaque Week End, alors si c’est pour être parmi la foule, autant aller à Shibuya…

 

Et pour aller plus loin (ou plus haut), il faut avoir un peu plus de temps : Se lever tôt pour attraper les premiers bus qui se rapprochent des sommets, et marcher d’un bon pas pour ne pas rater les derniers. Une autre solution consiste à dormir dans un chalet ou à prendre la voiture,… Mais pour commencer, Odake et Tanzawa me paraissent tout indiqués.

 

En ce qui concerne Odake, j’ai partagé sur yamareko la route que nous avons suivie ainsi que quelques photos ; je vais vous traduire l’ensemble de manière à donner des idées au voyageur pour une belle ballade… (achetez tout de même une carte si vous y allez)

 

Arrivé à Hinatawata station à 8hr15 puis visite d’une jardin de pruniers en fleurs jusqu’à 9hr.

 



Arrivé à un premier sommet à 9hr50 (三室山)

 

Arrivé à un deuxième sommet à 10hr40 (日の出山)

 

Arrivé à Mitake (御岳山) vers 11hr20 où on a pris une bonne pause jusqu’à 12hr15. Mitake est un autre endroit où on partage la montagne avec commerçants et touristes… Mais au moins, on a pas besoin d’emporter à manger : il y a tous les restaurant qu’il faut.

 

A partir de Mitake, les chemins ont commencé à être enneigés, sans que ça ne glisse trop cependant :

 

Enfin, arrivé Odake-san (大岳山), vers 13hr30 !

 

Sommet intermédiaire à 14hr30 (鋸山)

 

Puis la station de train Okutama à 16hr, où on peut prendre un bain dans un des onsen locaux…

 

Au total, une 20ène de kilomètres pour 1,000 mètres de dénivelé, ce qui reste tout à fait faisable pour des personnes un minimum en forme.

L’ensemble des informations enregistrées par mes soins sont sur ce lien (avec plus de photos...): http://www.yamareco.com/modules/yamareco/detail-422869.html

dimanche 6 avril 2014

Pourquoi le Japon ?

On m’a proposé d’écrire un article pour la lettre de l’association des ingénieurs de mon école avec pour thème : le partage de mes impression sur le Japon et mon expérience du pays. J’ai décidé de tuer deux oiseaux avec une pierre, comme on dit ici (一石二鳥), et de poster l’article sur mon blog !! Je vous en délivre donc ici le contenu, en avant-première :

 

Le Japon, c’est la réunion de trois choses : un pays développé parmi les plus agréable, un pays Asiatique parmi les plus riches et un pays étrange parmi les plus intéressants.

 

Qu’on y soit de passage ou qu’on y vive, comme c’est mon cas depuis plus de cinq ans, le Japon ne laisse pas indifférent. De par ma profession, j’ai côtoyé plus de gens arrivés ici plus ou moins par hasard, et charmés, que de « fans de manga » réalisant leur rêve d’enfant, mais qu’on appartienne à l’une ou l’autre de ces catégories, le Japon laisse une empreinte profonde. Je suis pour ma part un cas hybride, mais une chose est sûre : je n’ai pas regretté un seul instant d’avoir choisi de vivre ici, pour la première partie de ma vie professionnelle au moins…

 

Il y aura toujours des mauvaises langues ou des esprits chagrins pour voir le Japon sous un mauvais jour et l’accabler d’une pluie de critiques ; pour ma part, si je suis le premier à contrebalancer toute description idyllique d’un pays qui, à l’image de l’homme, n’a rien de parfait, je suis aussi le premier à prendre sa défense quand on l’attaque ! Ceci dit, je n’irais pas jusqu’à verser mon sang pour cette patrie : je donne déjà assez de sueur pour que les vieux puissent vivre plus vieux, via ma contribution à la sécurité sociale…

 

On ne choisit pas sa famille, mais on choisit ses amis, dit-on souvent. Moi je n’ai pas choisi mon métier, mais j’ai choisi mon pays. On me pose souvent la question : pourquoi suis-je ici ? Il est temps de répondre, une bonne fois pour toute.

 

Aussi loin que je remonte dans mes souvenirs, il y a en moi une attirance vers l’Asie. C’est ce que je n’explique pas, même si Bernard Werber, lui, a essayé par une métaphore douteuse : Un œil tourné vers l’occident (US, etc) serait tourné vers l’avenir, à l’image du soleil couchant, et un regard vers l’Orient trahirait un intérêt pour la recherche de ses origines (d’où vient le soleil, d’où est-ce que je viens ?)

 

Mais en dehors de ceci, il y a diverses activités qui m’ont petit à petit rapprochées du Japon, insidieusement… Par ordre chronologique :

 

L’origami, dès que j’ai pu plier du papier ; j’en fait encore parfois, je regrette souvent de ne pas en faire plus, mais j’ai trouvé un excellent professeur qui enseigne aux enfants comme aux grand-mères, le samedi après-midi durant une séance d’environ 4hr, à un prix raisonnable. De plus, il parle Français ! Je devrais y retourner bientôt…

 

Le Judo, dès 10 ans ; J’ai rapidement arrêté mais le regrette parfois… J’ai recommencé au Japon, pendant une petite année : c’est assez simple, il suffit d’acheter un ticket dans une machine, venir avec son matériel et ne pas oublier de saluer le professeur quand on entre dans le dojo. On pourra d’ailleurs aussi y faire du kendo, du sumo, du ping-pong, de la piscine…

 

Les mangas, principalement au collège, à commencer par Dragon Ball, puis City Hunter, puis tant d’autres ! J’ai arrêté d’en lire probablement après mon bac, passant aux animés. Plus simples, plus addictifs. Puis je m’y suis remis récemment, avec JUMP, principalement dans une optique de progression en Japonais.

 

Le go, au lycée, probablement sous l’influence du manga « hikaru no go »… Ou était-ce l’inverse ? Je n’ai pas dû faire plus de trois parties au Japon, mais je possède un jeu racheté à un Français qui partait… J’aimerais bien devenir meilleur au go, mais ça prend un peu de temps… Et ce n’est pas si populaire, ici. En tout cas, il y a quand même des endroits pour jouer, et ça se passe en face de là où je travaille !

 

Les animés, plutôt à partir de l’école d’ingénieur, et jusqu’à maintenant !! De ce côté-là, je suis sans aucun doute toujours assidu !

 

Le Japonais ; parce que je suis mauvais en langues… Vous allez comprendre : après un essai sur l’Espagnol et l’Allemand, j’avais envie de voyager un peu… En école, il y avait Arabe, Chinois, Japonais, Espagnol… L’Afrique, pas trop, le chinois, trop dur, l’espagnol, déjà essayé ; pourquoi pas le japonais, me suis-je dit ? Je n’ai pas appris grand-chose pendant deux ans et demi et suis arrivé au Japon sans savoir aligner trois mots (ma professeure était brillante, et moi aussi).

Ce n’est qu’après que j’ai compris que le Japonais était la langue la plus compliquée à apprendre… Je suis toujours médiocre, mais je continue de travailler ; c’est Nietzsche je crois qui disait quelque chose comme quoi le génie serait principalement constitué d’acharnement…

 

Mais avant ça, je suis allé en Angleterre, pour parler un peu mieux anglais… J’ai alors compris qu’apprendre une nouvelle langue, c’est un peu comme construire une nouvelle personnalité : en gros, si le naturel revient au galop, ça dépend dans quelle langue… Bref, vivre à l’étranger m’a plu alors j’ai décidé d’y vivre.

 

Puis je suis allé en Inde, pour parler un peu mieux anglais… (Oui, l’anglais aussi, ça m’a pris du temps) Alors l’Inde, je ne vais pas en parler, mais j’ai quand même compris qu’il me fallait un pays développé…

 

Puis je voulais aller en Australie, pour parler un peu mieux anglais (on est perfectionniste ou on ne l’est pas), mais j’ai fini à Paris, parce que c’était la crise. Puis j’ai atterri au Japon (en VIE), et là, je me suis rendu compte que j’étais meilleur en anglais que tous les Japonais (ou pas loin), alors j’ai fait du Japonais.

 

Et le Japon, c’était vachement trop cool ! Un pays développé qui met la technologie au service du citoyen, et aussi les citoyens au service des autres citoyens. Politesse, respect, réserve, tout est fait pour qu’on se sente bien ici. Et puis c’est l’Asie : le dépaysement ! Mais contrairement à beaucoup de pays « touristique », on a pas non plus l’impression d’être un portefeuille sur pattes… C’est agréable.

 

Pour en savoir plus, tapez sur google « 7 bonnes raisons de rester au Japon » ou « 14 bonnes raisons de rester au Japon » ; les premiers articles devraient vous fournir de plus amples information sur ce merveilleux pays, mais vous ne saurez toujours rien… Car rien ne remplace l’expérience : il faut aller voir !

dimanche 30 mars 2014

brèves du Japon en cette fin d'hiver

Fin janvier : médecine Japonaise… ?

Il y a au Japon une tripoté de centres d’ostéopathie, qu’on appelle « sekkotsuin » (接骨院) ; ça ne coute pas cher puisque c’est remboursé (à 70%, sauf erreur) mais en revanche, le chaland étranger peut être amené à douter de l’efficacité du traitement… Jugez plutôt :

 

Donc, en faisant passer de l’électricité dans mon pied pendant 10 minutes, on va accélérer la guérison… Ce n’est qu’un exemple, il y a moult appareils bizarres qui vaillent le détour ; par exemple, l’étape d’après, plus ou moins obligatoire, ce sont les ultra-sons… Alors n’étant pas médecin, je fais confiance, mais j’ai quand même eu du mal, au début, à prendre ces traitements aux allures rebouteuses au sérieux…

 

Début février : beaucoup de neige à Tokyo :/

Alors tous les médias en ont parlé, on n’avait pas vu ça depuis 10 ans selon les uns, depuis 40 ans selon les autres, mesures à l’appui ! J’avoue que j’aurais pu choisir un autre moment pour acheter mon nouveau vélo, mais le voilà donc immortalisé devant un supermarché de mon quartier (Tokyo, c’est la ville où un vélo vieillit et demande à être remplacé avant d’être volé…)

 

Maintenant, c’est embêtant, parce qu’Avril arrive, et les montagnes sont encore enneigées au-dessus de 1,000 mètres d’altitude ; ça limite tout de même les sorties.

 

14 Février : tsukemen au chocolat !!!

Au Japon aussi, on fête la Saint Valentin, même s’il y a une petite variante avec la tradition française… Sur laquelle je ne m’étendrai pas ici, mais en tout cas, pour moi, la Saint Valentin, depuis Février 2012, c’est le tsukemen au chocolat de Shono-san, « hyper ramen creator » ainsi qu’il s’auto appelle. Jugez plutôt :

 

Shono-san est au tsukemen (branche du ramen, mais tellement plus !) ce que Steve Jobs est au téléphone : Il y a un avant et il y a un après. Environ une fois par mois, une édition limitée est créée et je m’empresse alors d’aller la déguster. Vous aurez d’ailleurs un demi œuf gratuit si vous venez goûter la création avec moi, j’ai en effet mon rond de serviette dans son magasin d’ichigaya (mon quartier)…

 

23 Février : marathon de Tokyo…

300,000 inscrits pour environ 30,000 places ; il faut beaucoup de chance, ou un peu d’astuce pour être sélectionné, mais ça vaut le coup. Pas pour le courir ; courir un  marathon, c’est comme manger le plus de burgers possible en 30 minutes : le corps humain n’est pas adapté à de telles extrémités. J’ai quand même fait l’orgie de burgers, et aussi le marathon : erreurs de jeunesse…

 

Non, l’intérêt du marathon de Tokyo, c’est de rencontrer Jésus (イエス、iesu en japonais). Jésus participe en effet au marathon de Tokyo chaque année, et s’il est plus lent que moi, il ne l’a pas moins fini avec un temps honorable. Vous pouvez d’ailleurs vous en rendre compte par vous-même, son numéro de dossard est le 70152 et son temps se trouve ici.

 

Début Mars : poissons curatifs !

J’emmène en général les invités qui me font l’honneur d’une visite à Oedo onsen monogatari ; sans me vanter, j’y fais 100% de satisfaits. C’est que l’endroit a tout pour plaire, mais j’arrête là, soit vous êtes venus et vous savez, soit vous viendrez et vous saurez. Pour les autres, faites une recherche Google. J’y ai en tout cas fait récemment une attraction sympathique qui consiste à se faire nettoyer les pieds par des petits poissons ; jugez plutôt :

 

Alors ça chatouille… Mais après, les pieds sont propres (enfin, il parait).

 

Mi-mars : abenomics, l’aveux d’un échec ?

Vous avez probablement tous lu mon post sur la politique économique de Shinzo Abe ; un des objectifs clairement affiché est une inflation à 2%. Preuve d’un échec ?

 

J’attends vos témoignages sur l’augmentation des prix en France ; au Japon, à part les crevettes, je n’ai encore rien vu… Mais on ne perd rien pour attendre, l’accroissement de la TVA de 3%est prévue pour le premier Avril, et ça ne sera pas de la blague…

 

23 Mars : Sumo, où en est-on ?

La fin du tournois de Mars, se déroulant à Osaka fut palpitante ! Pour mémoire, il n’y a que six tournois par an, de 15 jours chacun ; cette fois ci, on a assisté à un événement heureux : l’avènement d’un nouveau yokozuna (le plus haut rang du sumo) : Kakuryu (encore un mongol). C’est le 71ième de l’histoire du sumo, ou encore le 4ième promu depuis 2000. Autant dire que l’événement est rare…

 

Le dernier yokozuna Japonais a été promu en 1998 (Wakanohana),… Personnellement, j’attends beaucoup de Endo et Osunaarashi (l’égyptien), mais je crois que Hakuho (promu en 2007) va dominer les tournois pendant un bon moment encore…