samedi 22 mars 2014

Weekly Shonen Jump !!

Jump est un magazine hebdomadaire de mangas que j’ai découvert via un animé, gintama, qui m’avait été gracieusement copié sur un disque dur pendant ma deuxième année d’école d’ingénieur par un certain Christophe S…. En effet, dans un procédé de mise en abime, certains personnages de gintama sont des fans invétérés de jump ; j’ai fini par me poser des questions auxquelles j’ai par la suite donné des réponses !!

 

Puis, liant l’utile à l’agréable, en ligne avec l’axe de progression en Japonais que je me suis fixé, i.e., la lecture, j’ai résolu de lire JUMP régulièrement. Pour cela, rien de plus simple : l’acheter au combini à sa parution (tous les lundi) et lire les 500 pages d’ici au lundi d’après… J’ai donc à cette heure lu quatre jumps, dont je vous résume ici le contenu :

 

Les 5 mangas du dessus sont édités depuis plus de dix ans ; valeurs sûres dont vous connaissez pour la plupart, les titres, sauf peut-être kochikame ou gintama. Kochikame serait le plus vieux manga de l’histoire du manga toujours en parution (le premier tom datant de 1976). Naruto et bleach sont deux mangas médiocres de mon point de vue, et gintama est une curiosité qui peut apporter quelques fou rires… Je le recommande vivement !

 

On remarque que le monde du manga est exigeant mais pas inhumain : si un certain nombre de pages doivent être écrites chaque semaines, il est en revanche possible de prendre des vacances, comme on peut le voir au travers des cases surlignées en jaune. Autrement, les numéros indiqués correspondent à l’ordre d’apparition des mangas dans le magazine et d’après un article internet d’une source reconnue que je ne citerai pas, il semblerait que ce numéro d’apparition soit plus ou moins corrélé à la popularité des dernières parutions, elle-même décidée par le vote des lecteurs…  

 

J’ai mis en violet les cadavres : En l’espace de moins d’un mois, trois mangas ont été éjectés ; et j’ai mis en bleu les nouveaux entrants, montrant la dynamique du recueil ; petite exception en vert : une courte histoire faite pour meubler, et qui ne devrait pas avoir de suite. Le premier épisode d’un nouveau manga a l’air systématiquement placé en première position, puis en quatre, puis en huit,… Mais il n’y a probablement pas de règle absolue.

 

Je remarquerais enfin que depuis la crise financière, qui coïncide grosso modo à mon arrivé au Japon (coïncidence troublante, s’il en est, dont on pourra proposer une interprétation en commentaire), seuls cinq mangas on survécus… Autrement dit, le taux de renouvellement est très élevé et me semble aller en s’accélérant… bref, le manga aussi est en crise !

 

Enfin, pour l’instant culture G, sachez que Dragon Ball aussi paraissait dans Jump… J’attends le nouveau talent qui pourra proposer une œuvre de la qualité de celle Toriyama-sensei ; pour le moment, je peux juste dire que « i Girl » (i・ショウジョ) dont le premier numéro remonte au 24 Février de cette année, me semble hors course… Mais si Jump s’accapare ce génie à venir, je serai aux premières loges pour le repérer, et vous serez bien entendu les premiers informés !

 

samedi 15 mars 2014

Darts Bar à Tokyo

Il y a à Paris des bars conviviaux où l’on peut boire en jouant ; j’avais il y a longtemps fait une recherche pour retrouver cette atmosphère à Tokyo, mais sans grand succès…

 

Jusqu’à ce que par hasard, on m’emmène dans un « darts bar » de Ginza, « darts » signifiant « fléchette » et Ginza étant un nom de quartier connu pour abriter en son sein un des meilleurs tsukemen de Tokyo : l’oborozuki.

 

La bouteille de sangria coûte trois fois le prix pour lequel je me la procure dans le Yamaya de mon quartier, mais il y a des glaçons et une rondelle de citron… Mais l’intérêt du bar n’est pas dans sa carte, il est dans ses jeux !! Outre le UNO auquel je n’avais pas joué depuis des lustres, j’ai le plaisir de vous présenter :

 

- Un puissance 4 en trois dimensions ! Très technique, surtout après quelques verres et sous un éclairage tamisé… 



- Un ballon à gonfler : Chaque joueur lance un dé à tour de rôle et, suivant le résultat du tirage, doit planter une tige arrondie à son extrémité plus au moins profondément… Le perdant est celui qui fait exploser le ballon (c’est une sorte de roulette russe sans danger).

 

- Un « pop-up pirate » géant, jeu assez répandu, consistant à planter une épée dans un tonneau, une des épées déclenchant l’éjection du pirate. On a beau s’y attendre, quand le bonhomme saute, ça surprend :)

 

Il me semble avoir vu d’autres jeux, mais nous n’avons joué qu’à ceux-là… Et puis aux fléchettes bien sûr !

Nous avons aussi reçu la visite de jeunes filles promouvant la marque de cigarette KOOL ; il s’agit, en gros, de recevoir un paquet de menthols gratuit.

 

Mais le clou du spectacle, ce sont les toilettes !! Une caméra est en effet fixée sur le haut de l’urinoir pour mesurer le débit. A hauteur des yeux, on peut observer l’impact des forces de la nature…

 

Gros vent…

 

Explosion…

 

Ouragan !!

 

Je vous fais un gros plan (ça me vaudra bien quelques lecteurs supplémentaires ;)

 

En quand c’est fini, la femme dit : « fuu, c’était un vent bien revigorant ! ». On a aussi la quantité déversée (j'ai malheureusement perdu la photo, mais je suppose que certaines approximations sont faites : il me faudrait vérifier ce record de plus d'un litre et demi avec un récipient dont la quantité est connue...) Le personnage de droite remercie l’utilisateur d’avoir gardé l’état les lieux propres :

 

Et la protagoniste, à gauche, nous invite à revenir : « la prochaine fois aussi, déverses-en plein, hein ;) »

 

Comme je ne cesse de le dire : « à Tokyo, on trouve tout ». Et je rajouterais : « même quand on ne le cherche pas, ou plus » :)

Sinon, si quelqu'un pouvait me dénicher un restau qui fait des harengs à l'huile... 

samedi 8 mars 2014

films Japonais vus récemment

Cette semaine, il s’agira d’un rapide post sur quelques films Japonais que j’ai vu récemment et apprécié.

Aucun d’entre eux ne sont sorti en France, il s’agit donc d’une découverte tout à fait unique… résultant d’une sévère sélection : seulement trois œuvres ont résisté aux multiples critères imposés.

 

Par ordre chronologique :

 

·         sore demo boku ha yatte nai (それでもボクはやってない) ou en Anglais, « I Just Didn't Do It », 2007 de Masayuki Suo avec Kase Ryo dans le rôle principal.



C’est l’histoire poignante du procès d’un « chikan », c’est-à-dire d’un individu aux mains baladeuses, en particulier dans les trains bondés,… Seulement le protagoniste, comme le titre le révèle, se déclare innocent !! Le film est inspiré de faits réels.

Au Japon, comme en Thailande et sans doute d’autres pays, les rames en tête et en queue de certains trains sont réservés aux femmes entre certaines heures ; on voit souvent des affiches dans les gares disant que le « chikan » est un crime ! 



et il semblerait que certains, dans la peur de se faire accusé à tort, prennent soin de lever les bras quand le taux de remplissage d’un wagon atteint une taille critique…

Le problème existe sans doute en France aussi, comme on le voit dans « Violence des échanges en milieu tempéré », mais il n’y a pas assez de rames dans les métros parisiens pour en réserver certaines aux femmes… Et ces dernières m’ont l’air un peu moins dociles que leur homologues asiatiques, ce qui pourrait partiellement expliquer que l’ampleur du problème reste limité… 

·         Tokyo Kazoku (東京家族) ou en Anglais, « Tokyo Family », 2013 de Yoji Yamada

Les plus cultivés d’entre vous connaissent sûrement « Voyage à Tokyo » de Yasujiro Ozu, et les autres peuvent dès à présent, grâce à la lecture de ce blog, considérer leur passage dans cette petite caste comme acquis !! C’est un très beau film assez particulier puisqu’il ne s’y passe presque rien : un couple de vieux vient rendre visite à sa famille à Tokyo… Enfin, il se passe des choses, mais extrêmement lentement. Et pourtant, le film laisse une impression marquante, et c’est aussi le cas du remake qu’est Tokyo Family, sorti en 2013 !

Réunissant une bande d’acteurs à peu près tous très connus, le film est extrêmement réussi, et ne tardera probablement pas à sortir en France, mais avant, voyez l’original : une copie restera une copie :)



·         ai no sanka (愛の讃歌) qui donnerait « hymne à l’amour » en Français, 1967 de Yoji Yamada (encore !)



Je ne sais pas si vous avez vu « Marius » et « Fanny » de Daniel Auteuil, mais en ce qui me concerne, j’attends le dernier volet de la trilogie avec impatience, l’adaptation est remarquable ! Je suis allé voir sur wikipédia (personne n’est parfait) si d’autres film avaient été réalisés à partir de la pièce de Marcel Pagnol, et je n’ai pas été déçu : il y aurait 8 autres adaptations, dont trois Japonaises ! Alors j’ai laissé tomber les deux premières, 1942 et 1949 parce que les vieux films, c’est bien, mais ça ne vieillit pas toujours bien et j’ai loué la dernière,…

Le film est agréable même si l’histoire a un peu changé… Bref, vivement César !



J'attends vos recommandations de films Japonais avec impatience !!

samedi 1 mars 2014

Mes animés préférés

Pour les lecteurs en mal d’idées, j’ai fait une petit sélection de mes animés préférés parmi mes animés préférés !! Je ferai peu de commentaires, puisque des critiques extrêmement pointues existent déjà un peu partout sur le net…

 

Dragon Ball : pas besoin de faire un dessin ; dragon ball reste une référence ! La télévision Japonaise rediffusent les épisodes le dimanche matin à 10hr ; Sangoku va bientôt revenir de chez Kaio pour affronter Vegeta !!

 

City Hunter : comme Dragon Ball, cet animé est peut-être dans cette liste grâce au manga que j’ai découvert au collège… Une de mes première photos au Japon a été faite à Shinjuku devant un tableau noir marqué du signe « XYZ », mais je n’ai jamais goutté ce cocktail… Il faudra que j’essaye un jour :)

 

Mushishi : un peu moins connu, voilà un recueil d’histoires extraordinaires et apaisantes qui se passent dans les montagnes Japonaises… On ne peut pas comprendre le Japon sans faire de marche en montagne car le Japon, c’est un pays de montagnes. Il faut voir mushishi et monter dans un train, tôt le matin pour déjeuner sur un sommet !

 

Samourai Champloo : épopée à l’ère Edo, cet animé est parfait en terme d’action ! On ne s’ennuie pas un instant (comme le premier animé du réalisateur, Cowboy bebop d’ailleurs, que j’ai failli inclure dans cette liste également). Je crois que les personnages font Tokyo Nagasaki à pied ; je l’ai fait en train dans l’autre sens, avec quelques escales indispensables et j’hésite et re-regarder la série à la lumière de mon expérience présente… Ce réalisateur est également celui de « Kids on the Slope » que j’ai vu récemment et qui n’est pas mal du tout !



Seirei no moribito : Ah, c’est le plus beau ! Le seul que j’ai vu deux fois d’affilé ; le graphisme, la poésie, l’action, tout y est ! C’est l’animé que je recommande quand je veux recommander un animé. A noter : Le réalisateur s’est aussi chargé de « ghost in the shell »…
 

Kino no tabi : Le dernier animé que j’ai vu en date, mais un des plus marquant ; ça n’a l’air de rien, c’est un peu dans le même style que mushishi avec tout de même plus de réflexion ; très agréable à regarder, il faut le voir comme un conte pour adultes…

 

Et maintenant, à vous, s’il ne fallait garder que quelques animé… Lesquels choisiriez-vous ?

lundi 24 février 2014

wikipedia en Japonais, sumo et politique

Il y a en ce moment une étoile montante du sumo nommée Endo. Etant à la recherche d’occasions de pratiquer mon Japonais par la lecture, et ayant envi d’en savoir un peu plus sur le personnage, j’ai décidé de parcourir wikipédia.

 

J’avais au préalable jeté un rapide coup d’œil à la page anglaise dont je restitue ci-dessous les premières lignes suivi d’une traduction sommaire…

 

« Endō Shōta (遠藤 聖大), born on October 19, 1990 in Ishikawa prefecture, Japan, is a professional sumo wrestler with the Oitekaze stable. »

 

« Endo Shota est né le 19 Octobre 1990 dans la préfecture d’Ishikawa, au Japon. C’est un sumo professionnel appartenant à l’écurie de Oitekaze. »

 

Sobre, factuel, presque un peu triste... Je vais donc sur la page Japonaise pour en savoir un peu plus, et _je l’ai dit_ pour pratiquer …

 

« 遠藤 聖大(えんどう しょうた、19901019 - )は、石川県鳳至郡(現・鳳珠郡)穴水町出身で、追手風部屋所属の現役大相撲力士。本名同じ。身長183cm、体重146kg、血液型AB。得意手は左四つ、突き、押し。最高位は西前頭7枚目(201311月場所)。好物は焼肉とチョコレート »

 

« Endo Shota (19-Oct-1990) est né à dans la préfecture d’Ichikawa , à fugeshigun (actuellement housugun), hanamizumachi. Il est actuellement un sumo actif de l’écurie de Oitekaze. Son vrai nom est le même que son nom de lutteur. Il mesure 1m83 pour 146kg. Son groupe sanguin est AB. Ses prises préférées sont (trois noms de prise que je vous épargne). Son rang le plus élevé a été maegashira 7 (en Novembre 2013). Il aime la viande grillé (yakiniku) et le chocolat. »

 

Alors le groupe sanguin, je savais que c’était important au Japon ; ça ne m’a pas surpris. En revanche, qu’Endo aime le yakiniku et le chocolat, voilà une information de premier ordre qu’on pourrait qualifier de…. Kawaiii !

 

J’ai par la suite regardé le wikipédia de hakuho (un des yokozuna actuels, c’est-à-dire un des demi Dieux du sumo), et je vois que hakuho aime le yakiniku (lui aussi), le natto, mais pas la puré de haricot rouge... Il aime également lire, les échecs, et les jeux vidéo. Il est marié.

Au cas où : « 好物は焼肉と納豆、嫌いなものははあんこ、趣味は読書、チェス、ビデオゲーム。既婚。» 

 

Tous ces petits détails font le charme des pages wiki en Japonais… Je cherche alors, à l’inverse, des « étrangers » ; je voulais savoir si Jean François Copé aime la tarte aux pommes ou si François Fillon affectionne les courgettes, mais aucune info, ni en Japonais, ni en Français… Lle Japon ne veut probablement pas interférer avec les pratiques occidentales et préfère rester sobre ; c’est ma théorie. (Sauf pour Jean François dont le rayonnement n’est pas encore parvenu jusque sur les pages nippones, quel dommage ! Je vais peut-être m’atteler à lui en créer une pour pourvoir écrire qu’il n’aime pas Français Hollande, mais que ce dernier lui rend bien :) :

 

Et je conclurai par un « le saviez-vous ? »

Abe Shinzo aime aussi le yakiniku, mais il est également fait mention des ramen, des crèmes glacés, et de la pastèque. Ça n’a d’ailleurs pas changé depuis qu’il est petit, dit wikipedia ; il aime le sucré ! D’après fuji television, il serait également fan de PUPU, crème glacé Napolitaine, et d’un pudding à la mangue d’un magasin de sucreries occidentales du nom de Marry’s, installé à Ryogoku. Il aime également la viande haché avec du riz et redoute les mets épicés, tel le curry, qui provoquent chez lui… Mais le reste de l’histoire est connue (et si vous ne la connaissez pas, cherchez quelle est la cause de son départ du poste de premier ministre après la première année de son premier mandat…)

samedi 15 février 2014

14 bonnes raisons de rester au Japon

Après le succès de mon post « 7 bonnes raisons de rester au Japon », Je vais récidiver en présentant 14 petits riens qui rendent la vie agréable et qui peuvent donc également être de bonnes raisons de rester ici.

Car c’est le petit rien qui change tout dans le code génétique d’un environnement. A mon échelle, je cherche régulièrement à déplacer légèrement les équilibres, les habitudes, de manière à rendre la vie plus simple, plus agréable… Mais sans plus discourir, énonçons ces petites choses qui mises bout à bout, changent tout…


1/ on peut rentrer dans un magasin sans attacher son vélo

C’est fou non ? Les Japonais ne volent pas… Je fais le test régulièrement ; mon vélo est toujours là.

Alors ça n’empêche pas ma prof de Japonais de se plaindre des vols de vélo et de justifier l’expérience positive qui est la mienne par la qualité limitée de mon destrier…

 

2/ les bus sont à l’heure

On pourrait parler des métros et des trains ; mais c’est jusqu’aux bus qui respectent les horaires…

Ceci dit, on me dit dans l’oreillette que durant les heures de pointes, il est fréquent que les bus soient en retard ; on me parle de 7 minutes, et j’ai moi-même expérimenté récemment un retard de 4 minutes !

 

3/ il y a les combini

Non vraiment, je trouve ça cool de passer les dimanches en famille, je comprends qu’on veuille ne pas travailler ; mais quand on a connu les combini, c’est-à-dire la proximité de tout, tout le temps, on a du mal à comprendre ce débat qui agitent les foules en France…

Si l’on me demandait de risquer une comparaison hasardeuse, je dirais que le combini est au commerce ce que le Wifi est à internet : une fois qu’on a passé le pas, il est difficile de faire demi-tour.

 

4/ la montagne n’est jamais loin

Et oui… Il y a peu de surface habitable, mais du coup, il y a beaucoup de montagnes ; alors on peut dans la journée aller au ski, ou faire une petite marche… Tokyo s’étend sur des dizaines et des dizaines de kilomètres, mais si on va dans la bonne direction, on peut déjeuner sur un sommet désert tous les dimanches et revenir le même jour chez soi, le soir.


5/ on achète ce qu’on paye (sauf si c’est fait en Chine)

Incroyable non ? Si on paye cher, ça marche très bien (si c’est un objet), et c’est très bon (si ça se mange) et si on paye pas cher, ça marche quand même et ça se mange quand même. Ah, sauf si ça vient de Chine. Pour la nourriture importée de Chine, mieux vaut ne pas acheter…

Bien sûr il y a des exceptions, sans exception, ce serait triste !

 

6/ les « tourniquets » du métro appartiennent au 21ième siècle

Le « tourniquet » parisien et sa version moderne de portes violement automatiques est pourri. Pourri, il n’y a pas de mot plus juste ! Si j’avais été l’ingénieur, avec mon expérience du Japon, je l’aurais dit : il faut tout revoir. Ici, on rentre dans le métro sans diminuer son rythme de marche, qu’on ait un ticket ou une carte à puce. Pas de queue.

 

7/ quand on fait la queue, personne ne pousse

Et en parlant de queue, il y a la queue parfois, pour monter des escaliers, des escalators ou devant certains bons restaurants. Eh bien les Japonais sont civilisés dans une queue. C’est assez agréable : on trouve presque du plaisir à attendre !

 

8/ on peut rouler sur les trottoirs, et à contre sens (le vélo est roi)

A Paris c’est le piéton ; et bien à Tokyo, c’est le vélo ! On klaxonne le marcheur qui se décale en s’excusant d’empêcher le vélo d’avancer plus vite. Le seul ennemi naturel du vélo, c’est le taxi. Ça, il faut faire attention, le taxi est fourbe !

 

9/ il fait beau temps en hivers

Alors il fait froid, oui, mais environ cinq jours sur sept, c’est grand soleil, ciel bleu, pas de nuage. Donc on peut continuer le vélo en hivers. Et on est content, parce que le temps, ça compte quand même !

 

10/ il n’y a pas de mendicité

Oui, il faut les chercher les clochards ici… C’est peut-être la honte qui les empêche de se montrer, en tout cas, je me suis complètement déshabitué à donner. Quand je rentre en France, je ne donne plus. Je me demande juste : mais qu’est-ce qui ne fonctionne pas ici ??

 

11/ il y a des toilettes partout

Ça va avec les distributeurs de boissons. Forcément, on peut pas vendre des boissons tous les vingt mètres sans permettre au cycle du liquide de s’accomplir ! Du coup le Japonais est sans arrêt en train de digérer quelque chose, et quand il veut aller aux toilettes, il a le choix : combini, station de train, métro, café où il se trouve, etc.

 

12/ il y a le nomihodai et le tabehodai

Ça, c’est pour les gros mangeurs et / ou les gros buveurs. Dans une bonne partie des établissements où l’on boit et mange, il est possible d’opter pour la formule « all you can drink / eat » ; et c’est parti pour deux heures d’orgie. Alors ce n’est pas l’endroit idéal pour un rendez-vous galant, mais chaque chose en son temps…

 

13/ il y a de la musique dans les gares

Ah, ça n’est pas grand-chose, mais ça égaye quand même le quotidien. Sauf quand on est habitué, et on s’habitue vite… Il faut alors faire un allez retour Paris Tokyo pour se rendre compte, à nouveau, que finalement, ça n’est pas si mal.

 

14/ l’ascenseur à un mode « retour au rez-de-chaussée »

L’ascenseur de là où j’habite à un mode « retour à l’équilibre » en permanence activé. Après quelque chose comme une minute suivant un mouvement, un des ascenseurs revient au 7 et l’autre au zéro. Ça n’a l’air de rien, mais quand je rentre chez moi, je n’attends jamais l’ascenseur. Vous y penserez en rentrant chez vous (et aussi, si vous êtes l’ingénieur des ascenseurs).

 

Il y a aussi plein de raisons de partir d’ici en courant. Mais ce sera pour un autre post (peut-être), en attendant, quels sont les petits riens qui rendent votre vie plus agréable ?

samedi 8 février 2014

mes applications iphone préférées au Japon

L’iphone a changé beaucoup de mes habitudes ; c’est un élément central de ma vie quotidienne et je crois que sans lui, le monde ne serait plus pareil (sic). J’ai sélectionné quatre applications bien utiles, spécifiquement « Japonaises », gratuites, et qui n’ont pour la plupart d’entre d’elles, pas d’équivalent ailleurs.


Imiwa : C’est mon dictionnaire préféré ; il est opérationnel sans connexion au réseau, il fait beaucoup de langues dont l’anglais et le français. On peut en particulier mettre un nouveau mot dans une liste exportable sous format texte ; imiwa est l’intermédiaire entre ces nouveaux mots et une page Excel de retraitement… Qui quand elle est pleine (en général 60 à 80 items) revient sous forme de liste dans une autre application que je ne présenterai pas (flashcards) et que j’ouvre plusieurs fois par jour pour enrichir mon vocabulaire ainsi que pour ne pas oublier ce que j’apprends.

Travail de long terme fait de petits efforts quotidiens et grâce auquel je retiens des choses comme « 塵も積もれば山となる » (Même la poussière, si on l’entasse, fait des montagnes) qu’on pourrait traduire par l’expression plus courante « les petites rivières font les grand fleuves ».

 

Taberogu : C’est ma référence culinaire. Je suis quelque part et j’ai faim ? je regarde sur taberogu ce qu’il y a de bon à manger aux alentours. Je cherche un bon sushi / steak / restau français dans un intervalle de prix déterminé, à moins de x mètres de telle station, ouvert le dimanche ? taberogu me dit tout. Les restaurants sont notés et comme les Japonais sont de fins gourmets, pour peu qu’un endroit soit un minimum populaire, des centaines de revues sont disponibles et la note de l’établissement est en général fiable. Il y a eu un avant et un après taberogu, notamment dans le monde du tsukemen ; et le monde d’après est mieux que celui d’avant !

 

Ramen map : Une application bien pratique pour repérer les ramen sur une carte, incluant tsukemen et abura soba (pattes de sarrasin dans l’huile). Les différents ramen sont représentés sous forme de « pin' » de différentes couleurs, le rouge indiquant le mieux côté : de 80 à 100 points. « Ramen map » peut servir de second niveau de control quant à la qualité d’un ramen découvert sur taberogu ou simplement à sélectionner le ramen à goutter là où on se trouve. Bien sûr, photos et commentaires complètent le tableau. Petits défauts cependant : la non distinction entre ramen, tsukemen et abura soba, ainsi que la non reconnaissance systématiques des nouveaux endroits (qui partent avec zéro points). Il faut que j’ecrive une revue sur l'Appstore ; je mets ça dans ma « to do » liste.

 

Yurekuru : Un tremblement de terre ? Yurekuru va me dire où il a eu lieu, et sa force. Yurekuru (littéralement : une secousse arrive) va même se mettre à sonner quelques secondes avant le choc si ce dernier dépasse un seuil que j’ai défini. Mon seuil de peur étant élevé, je n’ai entendu yurekuru sonner qu’une seule fois, c’est quand le « corps de gestion des catastrophes naturelles » a fait un test (ou une bévue, je ne sais plus). On a alors entendu les téléphones de tout l’étage se mettre à faire des sons étranges ; le Japon a retenu son souffle l’espace d’un instant. Quand yurekuru se mettra à sonner une seconde fois, le big one sera peut-être en passe d’arriver, et si je suis aux toilettes, je pourrai me dépêcher de finir pour ne pas vivre mes derniers instants sali, sur le trône, mais propre, parmi les mortels : une place qui me convient mieux.

 

Et vous, quelles sont vos applis Japonaises préférés ?