mercredi 10 mars 2010

une nouveauté

Car qu'est ce que l'ennuie, ce monstre qui dans un baillement avalerait le monde ? ...
Et pour l'éviter, il faut des nouveautés ! A vrai dire, je ne m'ennuie vraiment pas beaucoup, et ça en serait presque un peu ennuyeux, d'ailleurs, mais l'introduction m'a parru bonne, alors pour cette tirade hors sujet, toutes mes excuses.

Et oui, il y a d'abord eu l'anglais qui me fait parler de figures quand il s'agit de chiffre et de reliabilité quand je veux parler de fiabilité, et maintenant, il y a le Japonais, qui me pousse à demander pardon en finissant mes phrases. Et, bien sûr, le Japonais dans l'anglais qui me fait rajouter un petit "I think" en guise de point de suspension, même si je suis sûr, d'ailleurs...

Ce blog n'a certainement pas le succès qu'il mérite si j'en crois le nombre de commentaires quotidiens que j'ai à le plaisir et l'avantage de recevoir, mais je préfère penser, en toute humilité, que c'est le relief de ma verve qui force à l'admiration et vous laisse sans voix ! Pour ceci, toutes mes excuses.

J'étais donc parti pour écrire sur cette nouveauté, nous y voila : c'est en attendant la suite des one piece sur utorrent et parce que mes animés de réserve, à savoir "Major" et "Full métal Alchimiste" ne me tentaient pas plus que ça, que j'ai décidé de passer le gap : même si, ici, les animés sont pour petits et grands, ce n'en sont pas moins des dessins animés alors j'ai cherché à visionner mon premier drama... (ne tombez surtout pas dans le travers qui consisterait à associer le drama Japonais au drama Indien, ça n'a rien à voir).

J'ai donc vu le drama "life", très émouvant : je recommande ; et j'ai commencé hier "nobuta wo produce" qui me fait penser, dans mon esprit, avec mes références, à une version japonaise d'un film de Kusturika en plusieurs épisodes. Il faut savoir que j'adore Kusturika, alors si je prends encore un peu de temps pour écrire ce post, c'est un vrai don de mon temps que je fais, veuillez l'accepter comme tel, sur ce, je vous laisse, très cher lecteurs.

申し訳ない、忙しいんだもん。。。

mercredi 3 mars 2010

En France : la première impression

Je (re)situe le contexte : Je suis rentré en France fin décembre après un peu plus d'un an d'exil, et même si aucun de mes souvenirs n'a pu être entaché d'une quelconque façon, j'avais quand même oublié pas mal de choses...

Il est donc 11 heures du soir, le 23 décembre et je suis à Paris depuis une heure. N'étant pas (encore) riche, je refuse de rentrer en taxi et me dirige vers le RER. Quel connotation, le RER ; ici, quand on parle du train, c'est avec une déférence rare : tout comme les jeux vidéo, les mangas ou les starlettes, les trains ont leurs otaku.

Je vais vers la machine pour tickets. Elle ne fonctionne pas, je vais donc vers une autre, qui ne fonctionne pas non plus, mais sans que ça ne soit indiqué. Je fais alors la queue derrière un groupe d'étrangers que je dois aider parce que la machine qui vend des tickets dans l'aéroport Charles de Gaulle ne les vend visiblement qu'à des francophones... Et ça dure, ça dure... C'est lent, c'est lent...

Et ce fut ma première impression, de retour au pays. Alors bien sûr, il faut en rire, y voir les bons côtés car il y en a, et ont finit tout de même par rentrer dans ce RER à l'heure, puisqu'il est en retard ; mais cette situation est complétement inadmissible, de surcroit quand on sait qu'il est possible de faire fonctionner ce système autrement, correctement.

En effet, au Japon, jusqu'à maintenant, je crois avoir vu une machine en panne en tout et pour tout, j'ai du faire une queue cumulée de moins de 15 minutes pour l'achat d'un ticket et pour ceux qui ne comprennent pas la langue locale, le bouton "English" est toujours là. C'est un exemple ; ce n'est qu'un exemple.

samedi 20 février 2010

mais quelle galère...

On m'écrit : 私は秋田出身なので, qui se prononce : watashi wa, akita shuushin na no de... Et qui veut dire : moi, étant originaire de shuushin,... Alors je dis : "très bien, apprenons ce nouveau mot" en pensant au mot 出身 (shuushin, originaire).

Oui, parce qu'il y a tellement de mots en Japonais qu'il vaut mieux ne pas perdre une occasion d'en apprendre si on préfère ne pas y passer sa vie. Alors, je cherche le mot pour m'assurer de l'exactitude de son sens, et je tombe sur :

sens 1 : "origine d'une personne (ville, pays,...)"
sens 2 : "institution de laquelle on a été diplômé"
sens 3 : "directeur en charge des relations entre les employés"

Et là, je dis : "mais quelle galère..."

mercredi 10 février 2010

Y a-t-il des classes prépa au Japon?

Pour qui ne sait pas ce qu'est une "classe prépa", je conseille l'outil google qui saura répondre à votre insatiable soif de connaissance.

J'ai appris récemment de la bouche d'une personne en bonne situation pour savoir de quoi il s'agissait, ayant des enfants en bas âge à Tokyo, qu'il y avait un examen pour rentrer à la maternelle. Ne me demandez pas quelles sont les facultés que l'on cherche à mesurer, ni comment elles sont mesurées, je ne le saurai, j'espère, pas tout de suite :-)

Toujours est-il qu'il y a aussi des structures qui proposent aux soucieux parents de préparer l'enfant à ces examens, particulièrement importants puisque certaines écoles n'acceptent plus de rejetons après la maternelle : les portes du parcours d'excellence conduisant à la prestigieuses Université dite de Tokyo s'ouvrent tôt et rétrécissent...

Et aujourd'hui, dans un mail que je reçois, je me vois dans l'obligation de chercher la définition d'un mot : 卒園 (sotsuen), je reconnais en effet les deux kanjis, celui de gauche étant utilisé dans 卒業 (sotsugyou) qui veut dire "être diplômé de" et celui de droite étant utilisé dans 公園 (kouen) qui veut dire jardin public.

Diplôme du jardin... Diplôme du jardin... Qu'est ce que ça peut bien être? Mon dictionnaire, me sort alors de quoi pouffer, car même si je commence à m'habituer à voir des quantités de nouveaux mots désignant des concepts très précis ne pouvant souvent se traduire que par deux ou trois mots en Français, j'ai encore des suprises, et elles ne sont pas rares.

Sotsuen, donc, (卒園) veut dire "finir la maternelle", ou "être diplômé de la maternelle". Et je vois que le mot suivant de mon dictionnaire est 卒業式 (sotsugyoushiki) qui veut dire "cérémonie des diplômes de la maternelle".

Alors, alors quoi? Alors il y a bien une classe prépa au Japon, mais elle commence à la maternelle et se finit... on ne sait pas trop quand :-)

dimanche 24 janvier 2010

En France : la troisième impression

Un dimanche après midi, c'est bien le seul moment où j'ai le temps de bafouiller un peu d'écriture sur ce blog délaissé... Vous remarquerez l'effort de style auquel je m'applique chaque fois, j'ai bien sur rempli mon cerveau avec trop de bière et mon estomac avec trop de kanji pour me rappeler correctement du nom précis de ces outils d'écriture, mais sans arrêter de m'essayer à les immortaliser ayant un jour compris que c'est entreprenant qu'on réussit, alors, oui ! si la forme vous déplait, n'en vous déplaise je continue !

"Y'a des routes,... OK?" l'affreux ! la canaille, le sans vergogne ! Le parisien dans toutes son agressivité futile et sans fondement ! J'étais sur mon vélib, tranquille, sérieux, prudent et respectueux, sur le trottoir, bien sûr ! à contre sens sur le bitume, j'aurais été dangeureux alors que le macadame m'attendait comme un hôte : j'aurais même pu l'entendre... Quand soudain, le sous fifre probable d'une compagnie quelconque se cherche une prestance en m'harrangant de la sorte. Je n'ai pas bronché : soutenant son regard de la hauteur de ma monture, j'ai continué chemin ignorant le gueux et ses petites idées consciencieuses idiotes.

Il y aura par la suite quelques posts d'impressions suite à mon escale à Paris, car, sans aucun doute, il y a beaucoup à dire sur ce qui m'a manqué, à Tokyo, en France et sur la différence culturelle de mon point du vue partiel d'expatrié, cela va sans dire. Alors c'était un premier essai de traduction d'impression : les Français sont très aggressifs comparé aux Japonais, en tout cas, dans la vie de tous les jours, dans la rue ; cette aggressivité est la troisième chose qui m'a surpris durant ces 10 jours à Paris, le point ci dessus n'étant bien sûr qu'un exemple bien choisi illustrant mon propos, je pourrais en narrer d'autres.

Passez un bon dimanche, et ne buvez pas trop et sinon, rentrez en poney (comprenne qui voudra).

*** apparté ***

Quand je roule sur le trottoir ici, on se pousse pour me laisser passer et tout le monde fait ça, et pour tout le monde, car ces gens ont compris qu'on a quand même un risque minime de mourir écrasé par un vélo, alors que les voitures assassinent chaque jours. mais le piéton beaubeau parisien croit que le trottoir lui appartient, et il ne lâchera rien, mais moi, je me battrai et roulerai sur tous les trottoirs du monde pour faire changer les mentalités !

dimanche 17 janvier 2010

Soupir

En musique, un soupir est un silence entre deux notes. Et bien, ce poste est un soupir dans mon blog ; et ce silence est, comme toujours, le signe d'une activité continue, activité qui explique pourquoi aucun poste ne vient éclairer votre journée ces derniers temps.

La prochaine note est pour bientôt, en attendant, quelques photos de mon dernier passage dans la campagne Japonaise - rien de bien artistique cependant.

En vous souhaitant une bonne année, quelques rêves et assez de ce qu'il faut pour les réaliser.

vin's

dimanche 20 décembre 2009

Le bordel Français

Bon, avant de rentrer à Paris, même si c'est pour repartir peu après, je me dois tout de même d'expliquer brièvement la hargne qui a pu transparaitre à la lecture de mon dernier post.

Il y a deux ans, les VIE de BNPP étaient logés dans des petits palaces, des appartements où on démarerait une vie à deux sans problème avec le petit inconvénient, mineur, qu'il fallait meubler la pièce. 200,000 yen de loyer payé par la boîte, 2000 euros de primes à l'installation payé par le gouvernement, tout semblait parfait.

Il y a deux ans, l'administration, pardonnez le qualificatif, bêtasse, de mon employeur, eut un problème à résoudre : des Français "jemenfoutistes" avaient en effet quitté ce pays généreux sans régler leurs factures, laissant leur appartement devenu miteux sujet aux discussions entre l'entreprise et le propriétaire.

L'objet de ce post n'est pas de cracher sur mes compatriotes peu respecteux, ni de vomir sur la stupidité de la direction RH, mais d'exposurer les faits : il a été décidé de garder le même budjet logement pour les VIE, mais de loger ces derniers dans ce qu'on appelle ici des "appart. hotel" : tout meublé, tout confort, femme de ménage à la rescousse pour les plus sales, mais, car il y a un mais : tout petit !!

Donc, à force de râler, car puisque c'est part de notre image à l'étranger, autant y faire honneur, et profitant du fait que nous acceptions, un collègue et moi, de renouveller notre contrat, nous avons réussi à déménager... Dans un endroit, oh! pas beaucoup plus grand, mais beaucoup mieux situé, et plus classe !!

Voilà, cette nuit, chose peu commune, je me suis vaguement souvenu de deux rêves : un où mon boss voulait m'embaucher, et l'autre ou je visitais un mémoriale quelconque près d'une jolie plage dont les bruits sonnait comme le passé ; il y avait un peu de vent, c'était le soir et les ombres du coucher de soleil donnait au tableau une image d'impressions.

Obama, qui était là, m'a regardé avec intérêt et étonnement par deux fois, comme s'il voyait en moi une intrigue, une source d'inspiration ou encore, un puit de sagesse dans lequel il pourrait éventuellement demander à boire, et ceci _ je tiens à le préciser étant donné la ferveur qui habite les membres de ma famille_ sans référence aucune à une quelconque parabole.

Joyeux Noël, fidèles lecteurs, et aux autres aussi, d'ailleurs !