Par exemple, je crois ne pas m'être trop planté le jour où j'ai modélisé ma façon de fonctionner: ça fait un certain temps que le modèle tient, que je m'y réfère pour prendre des décisions et que cela me mène quelque part. Mais il ne faut jurer de rien, alors touchons du bois.
J'observe trois axes: le court terme, le moyen terme, et le long terme. On pourrait associer à ces axes trois échelles différentes: le long terme peut-être vu comme l'âge de la retraire, l'orizon dix ans, ou encore la fin de l'année. Ca n'a pas trop d'importance: le cerveau fait la mise au point suivant l'ampleur de la décision à prendre.
Je me posais donc la question: "Pourquoi suis-je au Japon? Pourquoi apprendre le Japonais?". C'est vrai, quelle idée? J'avais tout ce dont j'avais besoin pour être heureux en France. Je ne sais pas bien répondre à ces deux questions: transformez chacune d'entre elle en proposition affirmative, et vous aurez la réponse à l'autre.
Le poisson se mort la queue.
Non, je ne sais pas bien répondre à ces questions, mais je me suis fixé un but. Sur le moyen terme, je parlerai Japonais. Le but sera atteint. Sur le long terme, ce but sera un moyen; pourquoi? Je ne sais pas encore: "Point n'est besoin de voir où on va pour avancer, ni d'arriver quelque part pour continuer."
Plus tard, j'aurai d'autres buts, je me donnerai le moyen de les atteindre, et en regardant en arrière, je donnerai du sens à tout ça. Aujourd'hui, je marche.
J'ai quand même quelques idées: si je pense à ma carrière professionnelle, par exemple, je crois que sur l'échelle d'une vie, une langue n'évolue pas assez vite pour que sa maîtrise ne se perde. C'est donc un investissement rentable, pour peu qu'on la pratique (pour ne pas l'oublier). Et la pratiquer, c'est sympa, alors, véritablement, c'est un choix gagnant aujourd'hui, gagnant demain; je ne pense pas me tromper et j'aime bien ça :)
