La gare de Shinjuku, Akram, si tu me lis... XYZPlease read the following:
La gare de Shinjuku, Akram, si tu me lis... XYZ
J'ai mangé la nourriture que mangent les sumos...
J'ai testé un "grand huit" au coeur de Tokyo
Et j'ai vu des Japonais qui avaient commencé leur nuit à 20 heures et quelques, sur le pavé, dans l'idée d'être les premiers dans la queue du lendemain pour le spectacle dont le détail est spécifié sur l'affiche illisible de la photo ci dessus.
L'impression de m'être embarqué dans un bateau qui coule devient jour après jour réalité; la morosité est à peine déguisé par nos sourires gourmets quand on prend encore le temps d'aller manger dans de bons restaurants, et on n'en prend bien souvent plus le temps...
Il est trop tôt pour commencer à critiquer le modèle de société du pays qui m’accueille ; car même si je ne dis que du bien du Japon, vous trouveriez (en cherchant bien) des gens qui sont rentrés chez eux soulagés… Mais ce modèle de société a ça de bon qu’on se sent en sécurité partout, tout le temps et que _ voyez la photo _ des étudiants parti faire du sport laissent leur sacs bien en place, dehors, sans aucune surveillance ni aucune inquiétude : personne ne le leur volera.
Mon voisin a perdu son portefeuille trois fois comme ça ; il est revenu par la poste. Parfois quand je vais faire les courses, je n’attache pas mon vélo ; personne n’y touche. Les Japonais ont appris à vivre ensemble, à se faire confiance ; c’est agréable.
Serait-ce une société idéale ? Qu’est ce que cela cache ? Décidément, ce pays est passionnant…
La photo montre Tokyo vue du lieu où je travaille.Ce dimanche 15 février, chose inhabituelle, quelques uns d’entre nous _ 7 pour être exact _ sommes allés siroter quelques bières dans le quartier d’Asakusa. Nous étions attablés depuis deux bonnes heures, consommant peu, dimanche oblige…
Simultanément, des Japonais attendaient qu’on aille se perdre ailleurs : un quelconque évènement avait en effet rassemblé une 40ène d’entre eux, et le manque de place en ce lieu avait forcé un petit nombre _ 6 ou 7 pour être exact _ à s’attaquer la panse dans le froid du dehors…
Nous sommes finalement partis, certes un peu poussés, mais sans nous sentir de trop un seul instant, simplement, content.
Etre ensemble encore un peu, autre endroit ! Même carte, mêmes têtes : tout était un peu similaire. Et pourtant, quelque chose était différent, très différent : ces serveuses avait un quelque chose auquel nous n’étions pas habitués, comme si leur politesse était un habit mal portée : nous ne nous sentions pas vraiment accueillis. Il nous a fallu 5 minutes pour en conclure : « elles ne peuvent pas être Japonaises ».
Et au moment de partir, Guillaume a dit (en Japonais) : « Venez vous de Chine ? » Guess what they told us...
Comme on les aime ! This blog is about Japan only, mais il y a plusieurs éléments dans ce petit récit de ma vie, qui sont typiquement Tokyoïtes ! Nous avons commencé par un charmant Isakaya nomihodai : deux heures d’alcool à volonté, c’était propre ! Nous avons fini le repas sur des chansons paillardes, ou plutôt, des gueulements paillards, devrait-on dire prenant en considération la force de nos voix et l’état d’ébriété avancé dans lequel nous nous trouvions.
Puis nous sommes allé à la plus grande boîte de Tokyo et devinez quoi ? C’est dans ce lieu que j’ai pris la photo de cette violoniste ! Ici, je vais de surprises en surprises, et c’en sont des bonnes : cette admirable musicienne _il faut l’être pour exercer son talent devant des centaines de personnes criardes et désorientées_ a fini son concert sur une note romantique : Edith Piaf ! Autre petit agrément : c’était la première fois, dans un club, que je voyais un distributeur de canettes de bière…
Je ne me souviens pas bien du retour ; j’arrive, de toute façon, toujours à rentrer : certains on reçu une excellente mémoire, d’autres un don pour parler, les talents de ce monde sont aussi nombreux que ses habitants ; moi, j’arrive toujours à rentrer chez moi… Et aujourd’hui, c’est dimanche et il fait grand soleil ; un petit Onsen artificiel au cœur de Tokyo m’attend : j’ai besoin de relaxation. Je n’ai pas encore le salaire pour me faire masser, mais entre les différentes sortes de jacuzzi, sonnas et douches en tout genre, c’est un cerveau neuf qui va bientôt fonctionner, effaçant l’attaque brutale d’un samedi soir comme on les aime !